Entreprises:
le virage numérique

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Entreprises:
le virage
numérique

Entreprises:
le virage
numérique

La transformation numérique au sein des entreprises ne peut se faire du jour au lendemain. Elle doit s’opérer étape par étape, passer par des échecs, des réussites, des changements de direction inattendus. Le plus important : qu’elle reste continue et réactive.

Numérisation:
un état des lieux

Numérisation:
un état des lieux

Manque de moyens humains, méconnaissance des processus de transformation, les PME doivent s’appuyer sur des partenariats solides pour réussir leur transition numérique. Un enjeu crucial en terme de compétitivité dans un contexte international de concurrence accrue.
La prise de conscience de l’enjeu stratégique de la numérisation est bien présente chez les entreprises suisses, mais elle se traduit mal dans les faits. Selon une étude menée par EY auprès de 700 sociétés sur le territoire et publiée en février 2016, 55 % des entreprises interrogées- dont une large majorité de PME- estiment que la numérisation a peu ou pas d’influence du tout dans leur modèle d’affaires. Une situation qui pourrait évoluer puisque 73% d’entre elles considèrent que l’impact de la digitalisation sera croissant dans les années à venir.

Beaucoup d’entreprises
en marge de la digitalisation

Seule une entreprise suisse sur six intègre pleinement les technologies numériques dans son modèle d’affaires. Il semble qu’une taille critique soit nécessaire.

la moitié des sociétés se sentent peu impliquées

Sondage: les technologies numériques influencent-elles votre modèle d'affaires?

Oui, très grand
17%

A peine à
pas du tout
55%

Oui, moyen
28%

Des moyens sous-estimés?

1%

des PME ne perçoivent
aucun frein à la digitalisation
(ni humain ni financier)

les sciences de la vie sont les plus concernées

Entreprises accordant de l’importance au numérique, par secteur

les technologies rendent-elles plus compétitif?

Sondage auprès de PME sur l’influence du numérique face à la concurrence internationale

Très fortement
11,7%

Pas du tout
8,1%

Un peu
14,4%

Moyennement
34,8%

Fortement
31%

plus elles sont petites, moins elles sont numérisées

Part des PME interrogées qui n’utilisent pas du tout les nouvelles technologies, selon leur chiffre d’affaires en millions de francs

Des outils au service de la transformation

Après avoir lui-même réalisé son virage numérique, Swisscom partage désormais son expérience auprès de ses clients et ambitionne de devenir l’acteur central de la digitalisation de l’économie suisse. L'opérateur historique a mis en place une méthodologie en plusieurs étapes et développé des outils pour accompagner les secteurs privé et public dans leur mue. Sélection.

Accompagner les clients

Pour accompagner ses clients sur l’ensemble du cycle, Swisscom a mis en place une méthodologie en plusieurs étapes. En premier lieu, un atelier de co-création réunit dans un même lieu les business developers de l’opérateur avec les cadres de la société cliente. Au programme, une demi-journée de sensibilisation aux enjeux, une journée de brainstorming, et le dernier après-midi consacré à définir le plan d’action. S’ensuit une phase de trois mois de travail stratégique où tous les domaines impactés par la transformation sont analysés dans l’entreprise. Charte graphique, rapport client, processus et architecture informatique doivent être adaptés en fonction du besoin. Enfin, trois mois de plus sont consacrés à l’implémentation de la première version des outils numériques.

Laurent Kohler,
Senior Business
Developer Digital
Laurent Kohler,
Senior Business
Developer Digital

Au milieu des années 2000, le smartphone a permis de connecter les gens. Depuis cinq ans, ce sont une multitude d’objets connectés qui apparaissent, une technologie basse fréquence qui facilite la collecte de données. Ils devraient être 55 milliards en 2020 dans le monde et la masse de datas produites en continu sera phénoménale. L’enjeu de demain sera le stockage et le traitement de ces données, en particulier par le développement du cloud et de l’intelligence artificielle. Les possibilités sont infinies.
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E-foresight

Antoine Verdon,
Analyste senior chez e-foresight

La Banque Cantonale Neuchâteloise se prépare à entrer de plain-pied dans l’ère du numérique. Encore peu active sur le web, la BCN n’a rien d’une exception dans le paysage helvétique. C’est un cas récurrent chez de nombreuses banques privées et d’autres petits établissements. Pour répondre à ce besoin accru de conseil et d’accompagnement, Swisscom a créé en 2014 le think tank e-forsight. La tâche de ce collège de sept spécialistes des technologies et de la banque est de décrypter les tendances dans le secteur financier mondial et dans l’écosystème numérique. Analyste senior chez e-foresight, Antoine Verdon détaille: «Lors des rencontres régulières avec le management de la banque mandataire, nous présentons les différents développements digitaux dans le secteur et arrêtons des choix stratégiques sur les opérations qui seront menées dans l’établissement. Puis nous procédons au transfert de connaissances avec les personnes clé.» Le think tank entretient des échanges avec un réseau d’acteurs bancaires internationaux, de centres de recherche et de hautes écoles, notamment l’Université de Saint-Gall et l’Institut pour les services financiers de Zoug.
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Antoine Verdon, Analyste senior chez e-foresight

Digital Lab

Inauguré le 29 juin dernier, le Digital Lab est le fruit d’un partenariat entre Swisscom et l’EPFL prévoyant un fonds pour financer des projets de Recherche et Développement communs de sept millions de francs sur sept ans ainsi qu’un espace de 400 mètres carrés au sein de l’Innovation Park du campus. Cet espace accueille naturellement ces projets mais ce n’est pas sa seule vocation. «Le Digital Lab a trois missions», explique Laurène Fleury, Business Development & Communication Lead: «Il coordonne les projets de R&D financés par le fonds mais incube aussi le co-développement de solutions avec nos entreprises clientes. Nous avons aussi un rôle dans l’animation des relations avec le campus comme celui d’évangéliser les employés de notre maison-mère sur les évolutions et les enjeux du numérique.»

Laurène Fleury,
Business Development & Communication Lead
Des workshops et des événements sont
régulièrement organisés au Digital Lab.

Smart City Piano

Raphaël Rollier,
responsable du programme
Smart City chez Swisscom

Swisscom a développé, en partenariat avec la business school IMD, une méthodologie qui vise à renforcer les atouts d’une région et à améliorer la qualité de vie de ses habitants. Sur la base de 25 entretiens approfondis avec différents interlocuteurs à travers le monde, actifs dans le secteur public, les PME et les multinationales, Swisscom et l’IMD proposent quatre raisons qui incitent une région à devenir «plus intelligente»: des gains d’efficacité, des objectifs environnementaux, une amélioration de l’inclusion sociale et de l’attractivité de la ville.
Nommé Smart City Piano, cet outil d’analyse propose aux dirigeants du secteur public de cerner les facteurs de réussite d’un projet de «ville intelligente», qu’il s’agisse de réaliser un aménagement urbain plus efficace, d’atteindre des objectifs environnementaux ou de renforcer l’attractivité économique de la région.
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Raphaël Rollier, responsable du programme Smart City chez Swisscom

Zoom sur des villes et des PME suisses à l'avant-garde

Déjà en 2012, une étude relevait que les entreprises ayant accompli le virage numérique avec succès étaient 26% plus profitables et 12% plus valorisées que la moyenne de leur secteur. Se préparer à faire évoluer son modèle apparaît d’autant plus urgent que l'essor du big data accélère la quatrième révolution: celle de la digitalisation.

Les PME suisses dynamisées par le digital

Les vélos Stromer et les matelas Elite ont réussi à modifier et développer leur modèle d'affaires grâce au numérique.

Ces villes qui deviennent intelligentes

Pour réaliser un aménagement urbain plus pratique, atteindre des objectifs environnementaux ou encore renforcer l’attractivité économique d’une région, de nombreuses villes suisses se penchent sur des solutions potentielles pour gagner en efficacité. Exemples.

Touchez les cercles

Christian Petit,
Responsable de la division Enterprise
Customers chez Swisscom
Christian Petit,
Responsable de la division Enterprise
Customers chez Swisscom

L’innovation doit être pensée par tous, pas uniquement par des équipes dévolues à cette mission. Car il n’existe pas de formule magique pour réussir dans cette voie. Le pneu radial a été inventé par un simple ouvrier de chez Michelin, tandis que Nestlé avait imaginé Nespresso dès les années 1970, et ça n’a décollé qu’à l’aube des années 2000, avec le succès que l’on sait depuis. Il n’existe aucune recette, mais des ingrédients qui sont la passion, l’amour de ce qu’on fait, la curiosité et l’intérêt pour le client potentiel. Mais sans s’appuyer sur des enquêtes, car, comme le disait Steve Jobs, «il est inutile de demander au client ce qu’il veut car il ne le sait pas». Au contraire, il faut savoir observer dans la vie quotidienne ce qui n’est pas fluide et se demander comment l’améliorer.

Sous la supervision de Dino Auciello

Auteurs
Dino Auciello
Fabrice Delaye
Joan Plancade
Mary Vakaridis

Vidéo
Valentine Zenker
Fanny Wicky
David Huc

Rédactrice en chef
Myret Zaki

Direction artistique
Pierre Broquet

Graphisme
Charlène Martin
Sarah Duvillard

Responsable iconographique
David Huc

Édition
Inès Girod

Intégration/
Développement

Geoffrey Raposo

Contact
Rédaction Bilan
11, rue des rois
1204 Genève
bilan@bilan.ch
Tél. +41 22 322 36 36

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